Il déclare :
"Il faut avoir un programme, et le respecter, quoiqu’il arrive. La F1 ne pardonne pas les hésitations.
Je ne suis pas du genre à donner une deuxième chance, si on se trompe une fois, on recommencera".
Etre exigeant avec les autres et avec soi même, mettre l’accent sur la discipline,
la créativité, le savoir faire.
Pouvoir prendre des décisions rapidement, avec efficacité, voilà la "philosophie Briatore".
1974 : Travaille au Milan Stock Exchange, où il rencontre Luciano Benetton.
1975 : Benetton charge Flavio Briatore de développer sa marque à Hong Kong puis à New York.
1986 : Luciano Benetton rachète l'écurie Toleman moribonde et nomme Peter Collins comme team manager et Rory Byrne comme ingénieur en chef.
Mais les résultats sont maigres.
La victoire de Berger en 1986 avait donné de réelles raisons d'espérer mais les deux saisons
suivantes décevantes peuvent faire penser que tout ne tourne pas comme il le le faudrait dans
l'écurie de Luciano Benetton.
Il va alors déléguer un homme du groupe Benetton, Flavio Briatore pour essayer d'y voir plus clair de l'intérieur, un pur gestionnaire qui ne connaît pas grand-chose
en sports mécanique mais sait par contre parfaitement comment fonctionnent une entreprise
et ses hommes.
1989 : La mission de Flavio Briatore sera de vivre la saison au sein de l'équipe et de noter les bonnes et les
moins bonnes choses pour ensuite faire un état des lieux et prendre les décisions qui s'imposent.
Victoire de Sandro Nannini à Susuka.
1990 : Flavio Briatore va convaincre John Barnard de monter une cellule semblable à celle
qu'il dirigea pour Ferrari, et engager Nelson Piquet.
Il va finalement diriger l'écurie et lui donner une autre image, faite d'apparente bonne humeur et de décontraction.
Le contrat que signe Nelson Piquet avec Benetton va faire quelque peu jaser.
Le triple champion du monde a sérieusement écorné sa réputation après deux années passées à
piloter en fonctionnaire chez Lotus.
Nelson propose alors un marché qui s'avérera très lucratif, il ne demande rien à la signature,
mais touchera 50000 $ à chaque point marqué. Avec 43 points engrangés fin 1990 ...!
La B 190 va prouver de grandes qualités aérodynamiques qui aideront un moteur V8 qui rendait encore quelques dizaines de chevaux au Honda des McLaren.
Dessinée par Byrne et supervisée par Barnard, la monoplace se distinguait de la série précédente
et se montrait moins sensible aux changements d'assiette grâce à une nouvelle suspension.
Nelson Piquet va être d'une régularité de métronome, n'abandonnant que deux fois sur
ennui mécanique en Allemagne et en Espagne et i1 sera disqualifié à Monaco pour s'être fait pousser
après un tête-à-queue.
Sandro Nannini fera une belle saison mais malheureusement aura le bras droit sectionné dans un accident d'hélicoptère
avant le Grand Prix du Japon où il sera remplacé par Roberto Moreno qui terminera 2e derrière N.Piquet.
L'écurie termine 3e du championnat constructeur avec 2 victoires pour Piquet.
1991 : La B 191 s'avère très difficile à mettre au point et le ton monte de plus en plus entre Barnard l'intransigeant
et Briatore.
A Montréal, après la victoire chanceuse de N.Piquet, John Barnard est licencié et sera remplacé par Tom Walkinshaw.
Le Grand Prix d'Italie va être le théâtre d'un second séisme au sein de l'écurie.
Quinze jours plus tôt à Spa Francorchamps, un jeune espoir allemand, Michael Schumacher tout frais émoulu du
Junior team de Mercedes en Sport-Prototypes fit des débuts fracassants au volant d'une
Jordan.
Briatore a tout de suite compris quel virtuose en devenir se cachait derrière ce jeune homme
au sourire carnassier et s'empresse de lui faire signer un contrat pour quatre ans avec Benetton,
débuts prévus dès Monza.
Mais, et les pilotes actuels? Oh ce n'est pas bien grave, Flavio qui ne possède aucun état d'âme,
va virer le moins performant, a savoir Moreno, pour mettre le petit prodige a sa place.
Piquet est indigné du sort réservé a son copain et le fait vertement savoir a Flavio Briatore...
qui le congédie sur le champ!
Devant l'ampleur des dégâts, Bernie Ecclestone se voit obligé d'intervenir pour expliquer au très
"libéral" manager italien qu'on ne peut décemment pas traiter les gens comme cela, et Nelson retrouve son baquet.
Mais ses jours chez Benetton, et en Formule 1, sont comptés.
1 victoire tout de même pour Nelson Piquet.
1992 : La meilleure saison que Benetton ait connue depuis sa création.
La B192, due au crayon de Ross Brawn qui avait été engagé l'an passé par Walkinshaw,
apparut au Grand Prix d'Espagne. Brawn avait poussé encore plus en avant le concept de
Barnard avec un museau presque plat, dégageant encore plus l'espace sous la coque.
Benetton 3e constructeur avec 91 points, M.Schumacher est 3e pilote et remporte sa première victoire.
1993 : Le châssis BI93, qui évoluera vite en BI93B, se montra difficile à mettre au
point. Les pilotes M.Schumacher et R.Patrese peinèrent beaucoup pour trouver les bons réglages, surtout en
qualifications.
Benetton 3e constructeur avec 91 points et une victoire pour M.Schumacher.
1994 : La consécration et beaucoup de suspicion :
Pénalité puis drapeau noir non respectés à Silvertone.
Benetton est soupçonnée depuis le début de l'année, ainsi que d'autres d'ailleurs, d'utiliser
un antipatinage indétectable. Par contre, le fait que l'écurie anglo-italienne se soit vraiment fait
tirer l'oreille pour fournir sa cartographie moteur mit la puce à l'oreille à beaucoup de gens.
Au grand Prix d'Allemagne, suite à l'incendie de J.Verstappen, l'enquête qui suivra démontrera que
Benetton avait démonté un des filtres du système, ce qui procurait évidemment un gain appréciable d'une seconde
sur l'arrêt total.
A Spa le fond plat est usé de plus de 10%.
Deux jours plus tard, le tribunal de la FIA enlève sa victoire belge à
M.Schumacher, puis confirme l'exclusion du Grand Prix d'Angleterre et la suspension pour les deux
Grands Prix suivants.
Enfin ce fut l'accrochage de M.Schumacher avec D.Hill que beaucoup pardonne difficilement à M.Schumacher.
Titre pour M.Schumacher avec 8 victoires, et Benetton 2e constructeur.
1995 : Flavio Briatore avait racheté Ligier fin 94 et obtint ainsi ce qu'il désirait depuis
longtemps: le moteur VlO Renault.
Titre pour M.Schumacher, et titre constructeur pour Benetton avec 11 victoires M.Schumacher 9 J.Herbert 2..
M.Schumacher quitte Benetton pour rejoindre Ferrari.
1996 : Benetton 3e constructeur avec J.Alesi et G.Berger.
Ross Brawn et Rory Byrne quitte Benetton pour rejoindre Ferrari, ils seront remplacé par Pat Symmonds et Nick Wirth.
1997 : Benetton 3e constructeur avec J.Alesi et G.Berger et une victoire pour ce dernier.
Quand à Briatore, il n'a plus la foi.
Ces deux dernières saisons ont été les plus pénibles depuis sa prise de fonction et d'un
commun accord avec la famille Benetton, il décide de voguer vers d'autres cieux.
C'est David Richards qui le remplace.
1998 : Benetton 5e constructeur avec G.Fisichella et A.Wurtz.
Des résultats décevants et David Richards en fera les frais et sera remplacé par le
cadet de la famille, Rocco Benetton Agé de 28 ans.
1999 : Benetton 6e constructeur avec G.Fisichella et A.Wurtz.
2000 : Après le premier Grand Prix 2000 en Australie, la nouvelle tombe : Renault vient de racheter
l'écurie Benetton pour 120 millions de dollars.
Flavio Briatore devient directeur général de Renault Sport UK.
Benetton 4e constructeur avec G.Fisichella et A.Wurtz.
2001 : Benetton 7e constructeur avec G.Fisichella et J.Button.
2002 : Renault 4e constructeur avec J.Trulli et J.Button.
2003 : Renault 4e constructeur avec J.Trulli et F.Alonso.
F.Alonso triomphe en Hongrie.
Flavio Briatore devient directeur général de l'équipe Renault F1. Bernard Dudot est appelé pour
être directeur général adjoint.
De 1989 à 1997 : les Benetton dirigées par Flavio Briatore ont remporté 25 courses de F1,
2 titres pilote et 1 titre constructeurs.
Depuis 2001, l'équipe Renault dirigée par Flavio Briatore monte en puissance et renoue avec la victoire en 2003.